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Écrit par
vivamusica

Sony Ericsson, avant Apple, après Nokia

Mercredi 24 septembre 2008 à 15:29 | Dans la catégorie Général, téléphonie

Sony Ericsson

Sony Ericsson lance fin 2008 en Suède et début 2009 en Europe, un nouveau service de musique illimitée, playNow Plus nous apprend Music Week.
C’est l’opérateur Suédois Telenor qui inaugure dans quelques semaines ce service.
Concurrent direct de Come with music de Nokia, Sony Ericsson affirme avoir déjà des accords avec les quatre majors, mieux que Nokia.
Le modèle est simple, pour 10€ par mois, l’abonné pourra sur son téléphone ou sur son PC télécharger en illimité sa musique. A la fin de l’abonnement, seule 300 titres pourront être conservés.
Les heureux acheteurs du Sony Ericsson W902 Walkman auront 1000 titres pré-chargés mparmi les plus gros succès numériques du moment.

Pour le vice-président de Sony Ericsson, Lennard Hoornik, le l’objectif est simple :
“tous les propriétaires de mobile souhaitent avoir leur contenus directement sur leurs mobiles. Mais beaucoup trouvent l’expérience difficile et long. Avec  PlayNow Plus, il n’y a plus de barrières, ils peuvent découvrir, télécharger librement et recommander la musique qu’ils aiment, de n’importe où à n’importe quel moment”.

Les fans de portables sont gatés en cette fin d’année. Nokia et Sony Ericsson propose donc pour 2009 deux formules de téléchargements illimités sous condition. Le modèle économique de l’abonnement semble trouver sa formule juste avec la téléphonie en attendant la riposte d’Apple et une offre pour iPod et/ou iPhone.
Toutes ces offres proviennent de fabricants de téléphones. Les nombreuses offres des opérateurs téléphoniques n’ont pas trouvé le succès escompté, les business model des fabricants de hardware auront peut-être plus de réussite.
Avec ces modèles, comment sont rémunérés les artistes ? Les négociation des majors en direct avec les créateurs de ces offres va-t-elle entraîné une fuite des artistes de majors vers des distributeurs plus indépendant, craignant de ne pas avoir de visibilité sur leur téléchargement ?
Enfin, le plus important, le consommateur est-il prêt à investir près de 120€ par an dans une offre de musique en illimité quand il dépense actuellement moins de 20€ ?

Écrit par
vivamusica

Orange lance son offre musicale

Jeudi 12 juin 2008 à 10:04 | Dans la catégorie Général

 

Offre musique Max - PC

 

 

Avant le très attendu come with music de Nokia, c’est Orange qui lance le 12 juin son premier service d’abonnement illimité façon Neuf Telecom ou Alice. Un fai avec un abonnement rien de bien nouveau non ? Détrompez-vous, Orange frappe fort à 3 niveaux avec son Musique max :
* 1 - Le catalogue, les quatre majors sont représentés ainsi que l’agrégateur Believe et le label Scorpio Music.
* 2 - Les téléchargements peuvent être conservé à vie. Voilà une nouveauté qui va faire mal aux FAI et à MusicMe. Pour 12 euros par mois, l’internaute à accès en illimités (limité à 500 titres par mois) au catalogue.
* 3 - Valable sur PC et mobile ! On en parle depuis des années et enfin, la portabilité est d’actualité.

 

orange musique max sur mobile

Par contre, deux nuances sont à apporter :

 

Cette offre est incompatible avec le matériel Apple (ordinateur baladeur et…téléphone). Une aberration pour le fournisseur exclusif de l’iPhone ? Non, Apple est vu comme un concurrent avec iTunes Store. On attend aussi la riposte d’Apple avec son offre d’abonnement. Le message est clair, Orange, Nokia et Apple sont en concurrence sur…les offres d’abonnements de musique !

 

Le format de téléchargement AAC 64kb/s ou AAC+ 32kb/s (les formats de la radio numérique aux rendus sons assez impressionnants) sont disponibles pour les mobiles. Pour le PC, c’est du wma 128 ou 192 kb/s. Les débits sont encore faibles.

 

Toute la synchronisation passe par le player Orange, où l’on peut voir vidéos, actus, podcast…
Autre intérêt, les clients Orange mobile et clients Orange internet pourront, avec un seul abonnement scrober (mettre à jour ses supports) les titres télécharger de l’ordinateur au téléphone et vice et versa.

 

Cette offre a un double intérêt. Proposer une offre musicale cohérente pour vendre plus de service Orange (abonnement mobile ou offre Internet) et pousse aussi le client Orange à renouveler son téléphone. En effet, seuls 3 smart phones sont compatibles avec cette offre, le Nokia 5610 XpressMusic et les Sony Ericsson W910i ou W580i. Et oui, ni iPhone et ni Samsung pourtant de toutes les opérations Orange !

 

Une belle opération pour Orange qui aura de précieuses données sur ses clients (nombre de téléchargements, fréquence d’acquisition, nombre de transferts…) Des données bien précieuses pour développer la musique en ligne.
Une inconnue demeure toute fois, la part sur les 12 euros d’abonnement dédié aux producteurs et à terme à l’artiste…A quelques millièmes de centimes par titres on est plus sur un modèle économique façon long tail.

Écrit par
vivamusica

Nokia connecting Majors Music (pour le moment)

Mercredi 23 avril 2008 à 17:38 | Dans la catégorie Général


Le fabriquant de téléphone Nokia et le fabriquant (entre autre) d’iPod et d’iPhone, Apple veulent chacun lancer une offre d’abonnement.

Voilà déjà un mois que le Financial Times annonçait la possibilité pour Apple d’offrir des formules d’abonnement aux (futurs ?) acquéreurs d’iPod et d’iPhone, monnayant un supplément de quelques dollars (20 selon la rumeur).
Côté téléphonie Mobile, Nokia compte bien sûr conserver sa place de leader en proposant des services liés au contenu. On connaissait déjà la passion de Nokia pour les jeux (avec des succès pas toujours évidents) voici donc le projet d’une offre de téléchargement illimité de musique sur un an pour tout les nouveaux propriétaires d’un Nokia en échange d’un abonnement avec (cette fois-ci) 80 dollars (selon la rumeur) à se partager.
La news, c’est Sony BMG qui rejoint Universal dans l’offre « Comes with music », le fameux projet d’abonnement de Nokia valable un an.

 

Un croisade de l’abonnement ?

 

L’avenir de la musique en ligne va prend un virage décisif dans un bureau à San Francisco et un autre en Finlande ce qui n’est pas forcément une bonne nouvelle.
Je m’explique. Aussi performantes et leaders dans leur secteurs soient-elles, ces deux entreprises n’ont pas investi un euro ou un dollar dans l’édition ou la production de musique. L’une (Apple) la vend astucieusement (inventeur de l’achat au clic) l’autre a racheté OD2 pour peaufiner sa stratégie web et musique.
La musique comme produit d’appel, on commence à avoir l’habitude avec les opérateurs téléphoniques. C’est de bonne guerre d’offrir de la musique quand on vend la chose qui permet de la télécharger (téléphone) et de l’écouter (baladeur).
Par contre, sous la chape du secret (lui aussi de bonne guerre), les négociations se font avec une petite partie du catalogue à savoir les majors. Logique. Ce sont les leaders du marché. Le souci, c’est que négocier avec les majors et non l’ensemble de la fillière, c’est couper la queue de la Long Traine pour des milliers d’indépendants.

Avec l’arrivée de ces deux grosses enseignes sur le marché du numérique, on se retrouve face à un dilemme. Soit cas numéro un l’offre d’abonnement se fait sans restriction technique, soit cas numéro deux, ces offres d’abonnement ne font que reproduire ce qui existe déjà.

 

CAS 1 - L’abonnement comme vous en rêvez

 

L’abonnement est sans limites techniques. Idéal pour l’internaute mais véritable tremblement de terre sur la planète musique. Ce cas imposerait aux concurrents de s’aligner sur le modèle de ces deux géants sous peine de disparition. Elle permettrait d’avoir toute la musique « gratuite » une fois l’accès (abonnement) payé. Les offres d’achat aux titres ou à l’album deviendraient désuet et « hors de prix » aux yeux des internautes.
Autre questionnement, la place des agrégateurs actuels pour négocier une bonne rémunération de la musique mise à disposition sur ces futurs nouveaux abonnements. 0,0016$ comme sur les sites existant d’abonnement ? plus ? Moins ? En dollars ou en euros ?
Quel poid pour un agrégateur ou un label indépendant face à Nokia et Apple qui possède déjà les majors et donc la partie la plus visible et plus connue de la musique ?

Si ce dernier scénario arrivait, je serais curieux de connaître le coût négocier de ce précieux catalogue de musique, vitrine de luxe pour Nokia et Apple.
Les intérêts des uns (avoir les artistes et les catalogues les plus fédérateurs pour avoir la plus belle vitrine) et les autres (monétiser ses catalogues pour limiter les pertes de CA) ne tourne pas à l’avantage de ce qui investissent dans la musique. Le rapport de force risque de s’inverser. Trop attirés par le besoin d’augmenter les CA et de ne pas rater la révolution numérique, les Majors sont invités à “sauver les meubles” en bradant leurs catalogues aux fabriquant de support car la musique en ligne n’a aucune valeur. C’est en tout cas le discours récurrent sur Internet.

Le coût de copie est marginal ou nulet donc, en théorie, le fichier peut être considéré comme gratuit. Quand maintenant on tient compte du coût de production et de la VALEUR que représente le contenu du fichier, la gratuité est, avouons-le, est bien moins évidente. En résumé, si ma musique fait vendre du portable ou du baladeur, elle a de la valeur. Beaucoup de valeur.
L’air de rien, la position de force n’est pas du côté de Nokia et Apple, 10 à 200 fois plus gros qu’Universal ou EMI mais du côté des (milliers) de propriétaires des bandes, des éditeurs, des producteurs et des artistes. Encore faut-il avoir un poids en dollars convenable pour négocier.

 

CAS 2 - Un copier / Coller des offres actuelles

 

L’offre d’abonnement est limitée dans le temps (comme c’est le cas avec Universal et Neuf Telecom) via des DRM et donc l’abonnement ne pourra pas prendre l’essors voulu car techniquement limité. Pas de grosses conséquences sinon un léger recul des ventes au titre sur ces eux enseignes et une augmentation des ventes par abonnement. Un coup d’épée dans l’eau et une situation délicate avec de nouveaux DRM (comme il en existe sur l’offre Neuf Telecom) devenu interdit avec la mission Olivenne. C’est l’hypothèse la plus logique à mes yeux avec l’offre Nokia.

Dans les deux cas, une fois l’accord signé avec les 4 majors, ces enseignes ont peu d’intérêt à s’emcombrer avec les indépendants qui “mangent” de la bonne passante pour de piètre revenu. On le voit déjà avec la téléphonie qui limite son offre et ne prend pas systématiquement tous les albums d’un agrégateur. C’est toujours ça de Long Traine de perdu…
On peut s’attendre à un virage à 90 degrés (et non 360) pour l’industrie musicale. Les majors ayant négocié les plus grosses parts du gâteau, les miettes se disputeront entre les milliers d’indépendants, porteurs de la diversité culturelle dans ce bas monde. Et c’est là le hic. Facile de négocier sa place quand une seule enseigne (comme une major) représente des milliers de titres. Mais les milliers et des dizaines de milliers de labels indépendants représentant des centaines de milliers de titres ont certes, en valeur absolue, la place la plus importante, mais aussi la place la plus faible à la négociation pour cause de faible chiffre d’affaires et une « long traine » en (maigre) consolation.
Un moment important dans l’histoire de la musique se joue en ce moment dans un cercle très fermé laissant dans l’inconnu et l’indifférence le reste de la filière. Avec cette question, quel(s) est (sont) les leviers pour les indépendants pour exister à l’échelle numérique ?

 

Vous l’aurez compris, la très proche venue de Comes with music (courant 2008) et la mystérieuse offre d’Apple n’ont pas fini de faire parler d’elles. En tout cas, l’effet sur le marché ne laissera pas indifférent. Quelque soit le modèle choisi, on pourra difficilement s’accomoder de ce business model et le petit monde de la musique et du numérique devront encore et encore innover pour trouver des solutions satisfaisantes à tous les niveaux. C’est peut être ça la bonne nouvelle.
Pour ma part je paris fort pour un cas 2 dans ces deux formes d’abonnement Je ne vois pas Universal condamner la filière avec une offre au rabais et un abonnement trop libre et puis il y a la cohérence…Peut-on vouloir un éclatement du modèle actuel d’un côté et faire du lobbying pour un très conservateur rallongement des droits d’auteurs et de producteurs ? C’est là toute la question.



 

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