Séminaire sous la direction de Laurence Allard (MCF Sciences de la communication, Université Lille 3-En résidence à l’IRI-Centre Georges Pompidou
Ce séminaire de recherche souhaite reprendre à nouveaux frais la réflexion sur la figure de l’amateur sur le terrain des pratiques culturelles, scientifiques ou politiques s’expérimentant sur Internet ou avec le mobile (impensable l’un sans l’autre désormais).
Il y a de fait une actualité de l’amateur à l’heure du dit web 2.0, ce web des usagers qui se nourrit des user generated content. De nombreux débats sur le « culte de l’amateur » (Andrew Keen) alimentent les billets de blogs et leurs commentaires. D’étranges néologismes ont été conçus pour typifier « ceux qui font le web » : Prosumer (Alvin Toffler), ProAm (Charles Leadbeater et Paul Miller), ou encore Produser (Axel Bruns). Ces figures hybrides visent manifestement à subsumer la frontière d’un côté, les amateurs (les usagers d’Internet ?) et de l’autre les professionnels d’Internet (mais qui sont-ils au fait ?)
L’un des enjeux de ce séminaire sera donc de questionner ce grand partage culturel hérité de la modernité entre différentes entités placées, dans le langage même, en relation d’asymétrie : un « amateur » se définit, jusqu’à présent, par rapport à un « professionnel ». A l’aune des pratiques transformatives des natifs digitaux, ces virtuoses de la remixabilité généralisée de la culture contemporaine (Photoshop Contest, parodies sur YouTube…) ou à la lumière des expérimentations de transplantation de la culture du hack et du Do-It-Yourself dans le domaine des techno-sciences (hackbio), il semble opportun de se demander si la figure de l’amateur ne renvoie pas à une « catégorie zombie » (Ulrich Beck) ?
Il s’agira donc de mettre en délibération si la catégorisation « amateur » nous met dans l’incapacité de décrire les pratiques pour elles-mêmes et leurs significations sociales ou si cette figure permet au contraire d’articuler les termes et les enjeux d’une politique de la culture, du savoir et de l’information au temps du numérique ?
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Suite au débat de la Cantine, le site Happening Juridique met en ligne la rencontre “pour ou contre le projet de loi HADOPI”
Vous pouvez maintenant voir ou revoir cet happening.
Il vous est présenté en 5 parties sur Dailymotion :
- 1ère partie : présentation du débat
- 2ème partie : pourquoi ce projet de loi ?
- 3ème partie : la riposte graduée, quelle sanction ?
- 4ème partie : la question des libertés individuelles
- 5ème partie : l’offre légale et les nouveaux modèles économiques

3 années de statistiques sont mises à l’épreuve sur la dernière étude du DEPS (Département des Etudes, de la Prospectives et des Statistiques) du ministère de la culture. Pierre-Jean Benghozi, Françoise Benhamou offrent donc la première étude empirique de la théorie de la Longue Traine.
Les ventes de CD, DVD et Livres ont été analysées entre 2003 et 2005 pour voir si, comme l’indique dans son manifeste Anderson, la queue de la longue traine peut représenter jusqu’à 60% des ventes.
« La distribution des produits par l’intermédiaire de l’internet permet de lever la contrainte de disponibilité physique des produits, de rassembler virtuellement des publics disséminés et d’atteindre ou de dépasser le point mort nécessaire à la rentabilité des biens. »
Plus de Hits
Premier constat, cette loi est une loi de distribution plus qu’une loi d’édition.
Côté résultat, plusieurs effets sont à noter. Si la courbe des DVD laisse apparaître un “succès” de la Longue Traine, ses origines semblent moins correspondre aux théories d’Anderson.
La courbe des ventes de CD monte un étirement de la longue traine. Les hits sont plus présents, la queue est plus longue. Même constat sur la rentrée littéraire de 2005. Pas d’effet miracle du web.
Les succès se vendent plus sur Internet et les titres qui ne vendent pas…ne se vendent pas.
un joli rêve
L’engouement de la Longue traine répond en partie sur le magnifique message qu’elle porte. L’augmentation des ventes des œuvres peu vendues et peu connu grâce à Internet, aux recommandations proposées sur les blogs ou sur les sites façon Amazon.
Non, il n’y a pas de levier magique qui étaye cette théorie.
Si la loi Pareto se retrouve sur les ventes en ligne comme sur les ventes physiques, il faut prendre le problème à sa source.
Seule la recommandation peut permettre une évolution de la courbe des ventes et une augmentation en volume et en valeur de la queue.
Et après
Cette étude n’est qu’une vision à un instant T. L’objectif est donc de prolonger l’observation et surtout de l’étendre aux ventes à l’unité en numérique avec un problème de taille, la récupération des données.
Lors de la présentation de l’étude ce lundi 24 novembre à la Cantine à Paris, plusieurs points ont été soulevés.
La transcription de ce modèle sur les offres d’abonnement, les pratiques des internautes et surtout la question de la mise en ligne des données publiques. Favoriser les plus populaires ou favoriser le back catalog.
L’ensemble de l’étude est en téléchargement ici.
RENCONTRES ANNUELLES DU DROIT DE L’INTERNET 2008
Internet et l’Individu : des limites à poser, une harmonie à construire
Ce colloque annuel organisé au Palais du Luxembourg par l’Association Cyberlex en partenariat avec l’AFNIC sera une nouvelle fois l’occasion de réunir autour de quatre tables rondes magistrats, professeurs, avocats et responsables juridiques, acteurs et praticiens du droit de l’Internet.
Attention… l’entrée ne se fait que sur invitation. Pour toute demande d’information, écrivez un mail à colloque2008@cyberlex.org ou par le biais de la rubrique Nous contacter . Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
1er décembre 2008 - Palais du Luxembourg
Accueil à partir de 13h30
PROGRAMME
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La “longue traîne” à l’épreuve des faits : une avant-première à la CANTINE
Selon la théorie de la “longue traîne” proposée en 2004 par Chris Anderson, la numérisation et l’internet permettrait à un très grand nombre de productions culturelles de trouver leur marché. Le numérique serait donc favorable à la création et la diversité culturelle. Beaucoup d’entreprises, grandes et petites, fondent leur business model sur cette théorie.
Mais les faits correspondent-ils à la théorie ?
A la demande du ministère de la Culture et de la communication, les économistes Pierre-Jean Benghozi et Françoise Benhamou ont étudié se qu’il se passe réellement sur les marchés français de la musique, de la video on demand et du livre.
Les résultats seront présentés pour la première fois au public, ce lundi 24 Novembre à la Cantine, en collaboration avec la Fing et Silicon Sentier.
Le 24 Novembre de 09h00 à 13h00 à laCantine
La Cantine
151 rue Montmartre, Passage des Panoramas
12 Galerie Montmartre, 75002 Paris
espace ouvert du lundi au vendredi de 09h à 18h