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Écrit par
Sylvie

Musique et globalisation du 15 au 17 novembre 2007

Vendredi 19 octobre 2007 à 22:29 | Dans la catégorie Conférences

Musique et globalisation

Organisé par la revue Filigrane. Musique, esthétique, sciences, société, le Centre de documentation de la musique contemporaine, la Cité de la musique et les universités de Montpellier 3 (RIRRA21), Paris 8 (Esthétique, musicologie et créations musicales), Lille 3 (Centre d’étude des arts contemporains)

. les 15, 16, 17 novembre 2007 - Cdmc, Cité de la musique

- Modèles économiques : Jeudi 15 novembre, de 9h à 12h30
Paris, Centre de documentation de la musique contemporaine (Cdmc)

- Hybridations et métissages : Jeudi 15 novembre, de 14h30 à 18h
Paris, Centre de documentation de la musique contemporaine (Cdmc)

- Colonialisme et post-colonialisme : Vendredi 16 novembre, de 9h à 12h30
Paris, Centre de documentation de la musique contemporaine (Cdmc)

- Valeurs esthétiques : Vendredi 16 novembre, de 14h30 à 18h
Paris, Centre de documentation de la musique contemporaine (Cdmc)

- Sauvegarde des cultures traditionnelles : Samedi 17 novembre, de 9h à 12h30
Paris, Cité de la musique

- Global et universel : Samedi 17 novembre, de 14h30 à 18h
Paris, Cité de la musique

Le monde a déjà connu par le passé l’expansion considérable de certaines cultures que l’on pourrait être tenté aujourd’hui de nommer « globalisation » : l’empire romain, l’installation arabe sur le pourtour méditerranéen au Moyen-Âge, la conquête de l’Amérique par les Espagnols…

Le processus qui se fait jour actuellement sur la planète entière est-il du même ordre ou s’en distingue-t-il par des aspects particuliers ? Les modifications qui atteignent l’art depuis quelques années, semblent bien souvent un baromètre des progrès et des formes d’une globalisation dont personne n’est en mesure de prévoir l’issue. La marchandisation croissante du domaine artistique semble parfois justifier la prophétie de la mort de l’art, à moins qu’à cette posture ne soit préférée l’utopie d’un enrichissement de la diversité culturelle.

Entre ces deux pôles d’inquiétude et d’espoir, les tendances ne cessent d’osciller. La globalisation ayant déjà largement balayé le territoire de la musique, il semble possible, à travers lui, de prendre la mesure de la réalité et d’analyser les modalités et les conséquences du phénomène qui entraîne aujourd’hui dans sa course tous les champs de l’activité humaine.

À travers les interactions entre musique et globalisation, c’est donc notre temps que nous nous proposons d’interroger. Musiciens, musicologues, ethnomusicologues, philosophes, sociologues, économistes et anthropologues sont invités à entamer le débat.

Modèles économiques. Hybridations et métissages.

Jeudi 15 novembre 07

. 9h : Introduction au colloque par Laure Marcel-Berlioz (Cdmc), Makis Solomos, Joëlle Caullier, Jean-Marc Chouvel, Jean-Paul Olive (revue Filigrane).

. 9h30-12h30 :
Modèles économiques
Quels sont les effets et fonctionnements de la concentration ? Que deviennent les usages ? Quels sont les impacts économiques sur la musique des nouvelles technologies de production, de reproduction, de diffusion ? Comment résistent les économies non marchandes de la culture?

Communications de :
•Philippe Bouquillion (université Paris 8), Jacob Mathews (sciences de l’information et de la communication, université Paris 8), « Mutations socio-économiques de la musique enregistrée et diversité des contenus »
•Gérôme Guibert (sociologue, université de Nantes) : « Musique et économie plurielle. Du rôle des logiques économiques dans l’élaboration de la musique »
•Toni Geraci (musicologue, université de Pavie - conservatoire de Mantoue, Italie) : « Censure économique et transformation de l’expérience musicale dans la globalisation néolibérale »
•Etienne Bours (journaliste spécialisé et conseiller à la Médiathèque de la communauté française, Belgique) :
« Musiques du monde ou marché de l’exotisme ? »

. 14h30-18h : Hybridations et métissages
Au coeur du processus de globalisation survient l’hybridation de plus en plus généralisée. Souvent imposée et sans rencontres véritables, elle peut aussi faire émerger des créations remarquables : au pillage d’héritages musicaux s’oppose la pratique de musiciens véritablement soucieux de véhiculer à travers leurs métissages non pas des images sonores réifiées, mais des pensées musicales authentiques.

Rencontre/discussion avec des compositeurs et autres acteurs de la musique contemporaine :
•Marie-Hélène Bernard (compositrice, Paris) « A l’écoute de la soie et du bambou »
•George Lewis (compositeur et improvisateur, Columbia University, USA): « Imagining the post-colonial
composer: Aspects and Issues »
•Alexandros Markeas (compositeur, Paris) : « À propos de métalangages »
•Patrick Portella (compositeur, Marseille) : « Musique contemporaine/musique traditionnelle, une
rencontre »
•Benoît Thiebergien (directeur du festival des 38e Rugissants, Grenoble) : « Le transculturel dans la création musicale contemporaine. Les métissages musicaux contemporains »
•Yassen Vodenitcharov (compositeur, Paris) : « L’influence des musiques traditionnelles »

Colonialisme, post-colonialisme et migrations. Valeurs esthétiques.

Vendredi 16 novembre 07

. 9h30-12h30 : Colonialisme, post-colonialisme et migrations
La globalisation actuelle est en relation étroite avec le colonialisme passé ou présent et les zones de post-colonie (telles que les banlieues des capitales des pays colonisateurs). On peut donc analyser le pentatonisme d’un Ravel autrement que comme un « exotisme » et discuter du contenu social des récentes musiques multiculturelles.

Communications de :
•Christan Corre (musicologue, université Paris 8) « Musicologie et colonialisme  :  une étape dans
l’histoire du devenir World »
•Jean-Marie Jacono (musicologue, université de Provence) :  « Les dimensions post-coloniales dans le rap »
•Martin Stokes (musicologue, University of Oxford, Grande Bretagne) :  « On Musical Cosmopolitanism »
•François Picard (ethnomusicologue, université Paris 4)  :  « Une histoire des échanges musicaux intraasiatiques »

. 14h30-18h :  Valeurs esthétiques
La globalisation pose également la question du devenir des valeurs. Exemple :  les frontières entre les musiques dites « savantes » et « populaires » interviennent de moins en moins dans les jugements. À partir de quels critères reconstruit-on son écoute dans un univers où il devient parfois difficile de distinguer le différent du même ? Par ailleurs, la circulation des musiques pose également la question de la circulation des valeurs. Comment celles-ci se transmettent-elles ? Quelles sont les valeurs qui mettent en avant une sensibilité donnée, liée à une culture précise ? Enfin, est-il exact que la globalisation fait naître des résistances locales qui permettent la survie des valeurs et qui en font naître d’autres ?

Communications de :
•Fabien Lévy (compositeur, Columbia University, USA)  :  « La musique occidentale et ses (ab) surdités au monde »
•Jean-Charles François (compositeur-percussionniste, ex-directeur du Cefedem de Rhônes-Alpes) :  « Que deviennent les valeurs dans la liaison globalisante entre pratique, recherche et enseignement dans le domaine de la musique ? »
•Véronique Verdier (philosophe, université de Paris 1, université de Liège)  :  « La valeur de l’oeuvre musicale dans le contexte de la globalisation »
•Gianfranco Vinay (musicologue, université Paris 8) :  « Du régime esthétique au régime inesthétique. L’oeuvre musicale à l’époque de la globalisation »

Sauvegarde des cultures traditionnelles et construction des identités. Global et universel.

Samedi 17 novembre 07

. 9h : Introduction à la journée par Marie-Hélène Serra (Cité de la musique)

. 9h30-12h30 :  Sauvegarde des cultures traditionnelles et construction des identités
Lors de sa 33e Conférence générale, l’Unesco adoptait une Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. Parmi les multiples questions que pose la sauvegarde des musiques traditionnelles, on s’interrogera notamment sur la stratégie développée dans certains pays en vue de l’institutionnalisation de leurs musiques savantes, une question qui soulève également la problématique de la construction d’identités.

Communications de :
•Luc Charles-Dominique (ethnomusicologue, université de Nice-Sophia Antipolis)  :  « Sauvegarder aujourd’hui les musiques de tradition orale en France »
•Emmanuelle Olivier (ethnomusicologue, CNRS/EHESS) :  « “Esthétiques perdues

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